Berlinesque, Août 2019

Une performance en dialogue avec l'exposition de PIERRE JOUVE "Berlin/Trizac : La mémoire cisaillée d’Elisabeth et Géraud".

Durant le FESTIVAL D'AURILLAC 2019, performance au Musée d'Art et d'archéologie d'Aurillace - Écuries des Carmes, du 21 au 24 août.
Enfermement sur 4 jours.
Visible du lever au coucher du soleil (7h-21h chaque jour).

Eléments du décor :
Tulle, feuilles de papier, vitre sans tain, maquillage, fleurs et fruits, ainsi qu'une ombre monumentale à l'encre de Chine:
"Ombre XYC01-78", 2019, 5.80 x 1.45 mètres

Espace aux Ecuries des Carmes, Aurillac :
Haut. 5 x Larg. 4 x Prof. 6,60 mètres

Crédits :
Dessins préparatoires = Emilie Girault
Photographies couleur = Alexandre Cazal
Photographies noi&blanc = Célia Clebant
Films = Emilie Girault et Alexandre Cazal


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GENÈSE DU PROJET

Dans son exposition Pierre Jouve écrit : "En 1933, mon père abandonne une actrice berlinoise juive pour ma mère. Mon père traîna jusqu'à sa mort, en 1991, le remord profond de ne pas s'être inquiété du devenir de cette jeune femme"...
Qu'est devenue cette actrice? A-t-elle survécu, a-t-elle été déportée, détenue, tuée ? Et avant même la grande histoire, a-t-elle souffert de cette séparation, espérait-elle le revoir, pensait-elle souvent à lui ou s'était-elle consolée dans les bras d'un autre homme? Dans ses oeuvres, Pierre Jouve imagine les possibles réponses à ces questions, spéculant sur l'identité de cette amante et son devenir.

Pendant le Festival d'Aurillac, il s'agit de faire revivre cette femme, Sonia, au sortir de cette fameuse séparation, imaginant une situation poétique et romantique contrastant avec la violence de ce que deviendra le monde à partir de 1939. Éperdument amoureuse, l'actrice attend le retour de son amour, elle relit ses lettres, tente d'en écrire une qui le retienne, le cherche parmi le public du festival et les visiteurs de l'exposition, se remaquille dès qu'elle croit l'apercevoir, attend, rêve, désespère, puis se maquille de nouveau pleine d'espoir.

La loge de l’actrice devient peu à peu sa prison, l’enfermement un poids... le temps passe et les fleurs se fanent, les fruits perdent de leur fraîcheur, tout comme notre actrice dont le maquillage tourne petit à petit au grotesque.



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